Barack Obama & BlackBerry - Fidel Castro & AdidasTout le monde parle de Barack Obama et de son fameux BlackBerry (on remarque ici qu’on dit Black Berry, comme Chuck Berry, et bon, faites vous-même vos théories conspirationnistes en remplissant les espaces (blancs) de votre cervelet (vide)), toujours est-il qu’on pérore sans indécence ces temps-ci sur Barack Obama et son fameux BarackBerry, toujours est-il que cet amour proclamé par le Président de la Terre, de l’Ancien et du Nouvel Ordre Mondial, Roi du Monde, Moise-Messie-Jésus, sa mère, son père, l’arbre généalogique jusqu’à la pomme au bout, celle croquée par Ève, sa sœur, sa fille, sa grandma, sa Austin-Martin, tout, on dit donc un peu partout mais particulièrement où c’est inutile donc où c’est massivement lu, remâché, repris, relayé, accéléré, fagoté, peigné, astiqué, rangé, perlé, marié, on dit donc un peu partout que l’amour proclamé haut et fort par Barblack BerryMa équivaudrait au bas mot (les grands remèdes), à une campagne publicitaire de 100 millions de dollars américains.
Or, or, or.
Premièrement, on dit beaucoup de choses et rarement dans le bon ordre.
Deuzio, la compagnie mère du B.B., la Research In Motion (RIM pour les intimes : genre de secte canadienne inventrice de la roue et du téléphone à quatre trous) ne dit rien. RIM surfe sur la vague. Très vague d’ailleurs.
Je ne commenterai pas cette publicité gratuite tant elle est à la fois symptomatique de la combinaison binaire de l’information en 2009 (attendez de voir vers 2020), combinaison toute relative alors que finalement, l’info n’est plus info. L’info sur la pub devient en fait une pub sur l’info. PubInfo, Infopub, Infopu.. et bon, faites vos jeux de mots à vau l’eau.
Ceci dit, il est à noter que Washington (George lui-même), aurait finalement permis au président de lui laisser utiliser son téléphone. Incroyable tout de même. Signe que nous sommes bel et bien en 2010, à l’ère du Web Deux Moins Zéro.
QUELQU’UN, QUELQUE PART, IDÉALEMENT PAS TROP LOIN, PEUT-IL VRAIMENT CONSIDÉRER COMME UNE VICTOIRE LE FAIT QUE LE PRÉSIDENT DE L’UNIVERS AIT LE DROIT D’UTILISER SON TÉLÉPHONE? PEUT-ON SE LE DIRE UNE FOIS POUR TOUTES : SI BAROCK N’EST PAS CAPABLE DE DÉCIDER S’IL A LE DROIT OU NON D’UTILISER SON TÉLÉPHONE, ÇA AUGURE PEUT-ÊTRE MOINS BIEN QU’ON PENSE POUR LA SUITE DES CHOSES? PEUT-ÊTRE?
Donc, bravo 1000 fois, Washington a finalement consenti à ce que Barack Skywalker puisse continuer de faire gagagougou avec son hochet électronique. En fait, ils ont mis un Bémol. Parce que faut se le dire, ils étaient peut-être pas si heureux que ça que ce soit une société canadienne qui ait inventé ledit hochet.
Donc, la rumeur veut que ce soit plutôt une Sectera Edge (non, ce n’est pas un produit nettoyant) qui soit finalement consenti à Mr. Universe. Voyez ici le Sectera Edge, un appareil ultrapuissant dont les ventes seront sûrement en hausse du côté des présidents de pays et des chefs mafieux. Car si le téléphone est laid, il garantit la sécurité totale.
cliquez ici, vous allez voir, le site est aussi sexy que le téléphone mais bon, c’est comme le sirop qui goutte mauvais : il ne peut être qu'efficace.
Non seulement le Sectera Edge semble sécuritaire côté ondes, il semble pouvoir résister à des tanks, bombes atomiques et toutes les armes bactériologiques sur Terre, et même ailleurs.
Mais vous allez rigoler ici. Mon point n’était pas au sujet de Spiderman et de son joujou portable.
Mon point était au sujet de Fidel Castro et de ses publicités pour Adidas.
Tout le monde parle d’Obama et de son BBerry, rares sont ceux qui font le parallèle avec Castro et de ses publicités pour l’Allemande Adidas.
« Fidel Castro est-il commandité par Adidas? », se questionnent plusieurs avant de trouver le sommeil dans les bras de Mort Shuman, alors que d’autres n’en pensant pas moins vont jusqu’à transformer l’interrogation en affirmation.
La réalité est beaucoup plus complexe.
L’Allemande Adidas (ADI DASSLER – On le surnommait Adi au lieu de son vrai prénom, Adolf, car pour le fondateur d’Adidas voyez-vous, se prénommer Adolf, notamment en Allemagne et particulièrement à la fin des années 40, n'était pas tant à propos, ni populaire et pas seulement pour des raisons de mode et de nouvelles tendances, puisque à contrario de Juliette ou de Simone, le prénom Adolf ne semble pas vouloir refaire surface au Top 10 des prénoms les plus populaires de l’année et ce, peu importe le pays. Même du Top 20, nos sources ont vérifié.
Bref, à nos mouton revenons : on peut douter que Fidel soit commandité par Adidas.
On peut cependant croire que Adidas ne fait rien pour empêcher Fidel de porter ses produits. Ce qui est curieux dans le phénomène, c’est que plus Fidel caresse la mort dans le sens du destin, plus il semble porter des kits Adidas toujours plus voyants, flash, à la limite du phosphorescent. J’attends toujours qu’il se lève pour une séance de Tecktonik mais non, il résiste, comme toujours, en bon papy.
Sur les plus récentes photos (comme celle-ci avec un BlackBerry cubain), un œil mal aiguisé pourrait en fait croire qu’une veste Adidas est suspendue à un cintre et qu’un mauvais plaisantin aurait accroché une fausse barbe à la place du crochet du cintre.
Car bon, eau-de-roche-clairement, Fidel ne rajeunit pas. Je m’étonne que personne semble relever qu’il ressemble de plus en plus à Saddam Hussein lorsqu’on l’avait épouillé un fois sorti de son trou où il se terrait avec « Deux mitraillettes et 750 000$ », titre d’un film de Leone, scénario tellement débile qu’il ne peut qu’être vraiment faux, faussement vrai mais probablement vraiment vrai, selon le bout de la lorgnette que vous souhaitez vous l’enfoncer dans l’œil.
Que Fidel choisisse Adidas ne peut pas nous offusquer vraiment. C’est sport, coloré, résistant, ça fait jeune et branché, un brin mafieux russe en voie de devenir le roi du pétrole, bref, un ensemble de valeurs facilement liées à celles de Fidel.
Encore vivant, le Che Guevara porterait du Puma, Mao du Nike et Staline du Reebok. J’imagine facilement la conférence des Sages Communistes, palabrant sur l’avenir d’un passé révolutionné depuis déjà tellement longtemps que ça aura bientôt le temps de revenir à la mode mais c’est autre chose. Photo officielle, Sportswear illimited, sourires caverneux, souvenirs détrempés, jaunis, mal cadrés.
Ici, en janvier 2009, Fidel se joue de nous. C’est un peu comme si Oussama Ben Laden revêtait du New Balance, les yeux exorbités, tout le truc, on voit l’image facile.
Mais si on voit plusieurs choses, n’y voyons seulement qu’un lent signe de rapprochement, la fin de la faim, d’une certaine faim du moins.
Rêvons. Rêvons qu’avant son trépas, Obama et Fidel, un premier Havane au bec pour l’un, un dernier pour l’autre, amalgamant leurs volutes dorées montant vers un ciel étoilé, rêvons oui. Rêvons que Fidel & Barack puissent faire la trêve, non pas la trêve mais la paix, voir l’embargo se lever comme le soleil à l’Est, voir Guantanamo fermer comme le soleil à l’Ouest, remplacé par quelque resort bien tassé d’où flotteront les drapeaux de deux solitudes enfin réunies.
Un petit casino. Juste un quoi, pour faire plaisir.
Rêvons que Barack offre son Sectera Edge à Fidel en échange d’un survêtement Adidas. Rêvons qu’une poignée de main scelle tout ça avant que Raoul ne se décide à vouloir vivre en électron libre et puis quoi non mais Fidel & Adidas, c’est quoi cette histoire.
Ça me semble tout à fait dans l’erre du temps, voilà tout. On soupçonne une commandite d’Adidas? Je soupçonne plutôt que Fidel a pigé ses fringues dans un ballot de vêtements envoyés from Miami à la parentée démunie.
Voilà le vrai truc.
Santé Fidel, et un Sectera Edge (non, ce n’est pas un groupe heavy metal), jusqu’à la fin de tes nuits.